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Le Lézard Noir

LE LÉZARD NOIR (Kurotokage)

Kinji Fukasaku, 1968

avec Akihiro Miwa, Isao Kimura, Kikko Matsuoka, Junya Usami, Yusuke Kawazu, Ko Nishimura, Toshiko Kobayashi, Sonosuke Oda, Kinji Hattori, Koichi Sato, Jun Kato, Ryuji Funakoshi, Mitsuko Takara, Tetsuro Tamba, Yukio Mishima.

Je dois avouer que le roman du même nom, de Rampo Edogawa, m'avait laissé de marbre. Je n'en connais pas l'adaptation pour le théâtre écrite par Yukio Mishima, mais le film de Kinji Fukasaku semble plus proche de la pièce que du roman. D'abord par la présence de Akihiro Miwa, qui interprète le personnage de l'héroïne, le Lézard Noir, qu'il avait déjà interprété sur les planches. Ensuite, par l'aspect très théâtral du film et la présence, très brève, de Yukio Mishima.

Un détective hors-pair cherche à mettre la main sur une voleuse de bijoux, appelée le Lézard Noir, aussi belle qu'intelligente. Mais une relation amoureuse ne tarde pas à s'instaurer entre eux.

A vrai dire, d'un point de vue objectif, il est difficile de trouver de réelles qualités à cette adaptation cinématographique, en dehors des "anecdotes" qui sont liées au film. Le Lézard Noir est théâtralisé à outrance, diablement kitsch et a assez mal vieilli.
Cependant, en dépit de ces défauts importants, le film séduit, prête parfois à sourire, mais garde un charme incontestable. C'est certainement le mélange de série B (la femme aux serpents, les décors colorés, certains dialogues savoureux, ...) et de la mise en scène théâtrale qui rend ce film si étrange et, presque naturellement, si séduisant.
Évidemment, le choix d'un homme pour interprété le rôle de l'héroïne, une femme à la beauté fatale, participe largement à ce sentiment d'étrangeté qui atteint son apogée durant toute la dernière partie du film et la découverte de l'étrange collection du Lézard Noir.
On retiendra cependant, et surtout, le jeu des deux acteurs, et des personnages du détective et du Lézard Noir, qu'ils interprètent, à la fois diamétralement opposés et irrémédiablement voués à se rapprocher. Du pur cinéma.

Un film loin d'être parfait mais que l'on regretterait amèrement d'avoir raté. D'autant plus que la famille de Yukio Mishima est en train de voir aboutir sa requête d'interdire la projection de tout film dans lequel figure le célèbre écrivain !

© Août 2001