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Dead A Go! Go!

DEAD A GO ! GO !

Daisuke Yamauchi, 1999

avec Eri Inadzumi, Shigeho Itsuki, Shoujin Amoto, Tarou Iwate, Shigeki Katou, Satomi Aisawa, Nami Fujioka, Sachie Shimosako, Simon Sakeyama.

Continuant avec la formule sexe + humour + gore, Daisuke Yamachi nous offre une fois de plus un divertissement fort sympathique et bien allumé.

Un homme interview quatre personnes venant de commettre un suicide. Il cherche à connaître les raisons qui les ont poussées à un tel acte et en profite pour donner quelques explications techniques sur les différentes façons de réussir son suicide. Chaque cas donne l'occasion à un court sketch.

Le premier, de loin le meilleur, nous raconte l'histoire d'un père de famille qui devant le comportement de sa fille lycéenne en pleine crise d'adolescence, de sa brute de fils et face à l'apathie de sa femme, décide de se suicider. Mais au moment de commettre l'irréparable, il surprend sa fille faisant l'amour à son frère ! Après s'être masturbé devant le spectacle donné par ses enfants, il est surpris par ces derniers qui l'étranglent.
Si ce sketch est le plus révélateur du style de Yamauchi, la suite n'est pas en reste.
Comme à son habitude, Yamauchi mélange donc habilement humour crétin comme lorsque l'intervieweur tente d'interroger une boite en bois contenant les restes d'un homme s'étant jeté sous un train ; effets gores plutôt cheap mais correspondant bien au ton du film et enfin sexe tout aussi cheap et soft.

Tout le talent de Yamauchi tient en fait dans l'humour - fortement présent dans ses autres films tel que Kyoko vs. Yuki, et à une bonne dose de délire passant par un peu de provocation gratuite - l'inceste dans le premier sketch, et surtout l'humour noir - les explications techniques à coups de schémas démonstratifs et flash-backs appuyés, ainsi que le second degré - le suicide est un sujet plus que sensible au Japon.

Tout cela est très souvent proche de la débilité (assumée voire revendiquée) la plus totale comme le prouve la fin encore une fois très drôle et prenant le contre-pied de ce qui précède, un peu à la manière d'Atrocity Stroke.

 

 

© Avril 2002