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Dirty Mari

SUKEBAN DEKA : DIRTY MARI(1) (すけばん刑事 ダーティ・マリー)

Yasuharu Hasebe, 1974

avec Hitomi Kozue, Sakamoto Osari.

Production de la Nikkatsu, Sukeban Deka : Dirty Mari est un de ses nombreux films issus de la féroce compétition entre les différents studios et notamment entre la Nikkatsu et la Toei. Malheureusement, Dirty Mari fait plutôt partie du bas du panier.

Un photographe amateur prend des photos compromettantes de couples illégitimes puis fait chanter la femme pour obtenir d'elle son corps. Mais le photographe finit par devenir un meurtrier. L'inspecteur Mari est sur l'affaire et lorsqu'elle devient elle même une victime du violeur, l'enquête prend une tournure très personnelle.

A vrai dire, ce Dirty Mari est tout sauf dirty et en tout cas beaucoup moins que sa version masculine - vous l'aurez deviné, il s'agit bien sûr de Dirty Harry de Don Siegel avec Clint Eastwood, dont il s'inspire largement.
Peu de sexe, peu de sang ou de violence, la réalisation est de plus, et surtout, extrêmement plate et fade. Les personnages sont stéréotypés et surtout l'ensemble manque cruellement d'originalité. On a plus à faire à un épisode un peu plus trash de Charlie's Angels - notamment du fait du look de Mari avec ses jeans à pattes d'éléphant et ses lunettes de soleil jaunes typiques des années 70, qu'à un film d'exploitation comme le Japon a pu en offrir d'excellents à l'époque - la série des Female Convict Scorpion dont Hasebe a réalisé le quatrième volet ou Zero Woman.

Le final, qui semble un moment rendre le film un peu plus intéressant, est lui aussi en définitif trop convenu pour faire de Dirty Mari un film aussi passionnant que le laissait sous-entendre son titre.

(1) traduction littérale : Sukeban = Chef d'un gang de filles / Deka = Détective.

© Mars 2002