Navigation Cho-Yaba

 

Cinema
Chroniques

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/116/sdb/a/4/zeni/acz/cinema.php3:4) in /mnt/116/sdb/a/4/zeni/acz/chroniques/films/doa3.php3 on line 10
DOA Final

DEAD OR ALIVE FINAL (デッド オア アライヴ Final / D.O.A. Final)

Takashi Miike, 2002

avec Riki Takeushi, Sho Aikawa, Josie Ho, Terrence In, Richard Chen.

Pour ce DOA Final, Takashi Miike nous laisse sur notre faim et réalise un film dont la particularité et de se référencer principalement à sa propre filmographie..

Voici donc la conclusion - si l'on se réfère au titre, de la série des DOA. Un DOA 3 qui aurait pu s'appeler Blade Runner 2 tant il est fait référence, parfois lourdement mais toujours avec ironie et humour, à ce film. Et une fois de plus, cette séquelle peut tout à fait être regardée indépandemment des épisodes précédents. Seules les deux stars Riki Takeushi et Sho Aikawa restent indéboulonnables.

Pour DOA Final, Takeshi Miike convoque tous ses thèmes fétiches : les triades, la prison, la Chine - le film est quasiment entièrement en chinois, les enfants et reprend l'idée de l'affrontement ultime entre deux personnages comme cela été le cas dans DOA. Mais si Honda (Riki Takeushi) est toujours un policier marié et avec un fils, Ryo (Sho Aikawa) est cette fois un replicant. L'action se déroule dans le Yokohama de 2346, devenue une ville chinoise - actuellement, Yokohama est la ville du Japon où est localisé le plus grand Chinatown du Japon, sous le contrôle d'un certain Woo - pour lequel travaille Honda, dictateur homosexuel préoccupé par la surpopulation. Il oblige ainsi les gens à prendre une drogue qui inhibe toute pulsion sexuelle. Mais un groupe de rebelles décide de s'élever contre Woo avec l'aide de Ryo.
En dépit de tout cela, DOA Final s'avère être un film paresseux pour ne pas dire réalisé à la va vite. Beaucoup moins percutant que DOA, il est également bien en deçà du second volet, DOA Birds. On pourrait le comparer à The Hazard City en nettement moins distrayant. Les quelques instants qui se rapprochent de ce à quoi nous a habitué Miike sont rares et peu originaux - le dictateur homosexuel notamment. Seule la fin est véritablement complétement barrée mais c'est bien peu au regard du reste du film. Et ce n'est pas en convocant un casting en grande partie hongkongais que Miike apporte quoi que ce soit au film.
Un film qui apparaît comme un condensé de ce que sait faire Miike notamment du fait des clins d'oeil aux films précédents. Un film bizarrement mainstream - les nombreuses références aux blockbusters américains, en même temps que totalement Bis et décalé.

A force de cumuler les projets de films - Koroshiya Ichi est sorti il y a moins d'un mois et deux autres films sont quasiment finis (Araburu et The Happiness of Katakuris)
, Miike a fini par trébucher. Cela ne serait pas bien grave en soit si ce film n'était pas le troisième opus d'une série de films qui ressemblait jusqu'ici à un parcours sans faute. Miike et le distributeur ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en ne proposant le film qu'en séance tardive, une fois par jour dans une minuscule salle de Shibuya.

http://www.daiei.tokuma.com/DOA-FINAL/

© Janvier 2002