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Down To Hell

DOWN TO HELL

Ryuhei Kitamura, 1997

avec Ryuhei Kitamura, Masatoshi Miyata, Yoshihiro Okamoto

Ryuhei Kitamura n’est plus à présenter. Son film Versus a gagné l’estime du public autant au Japon qu’à l’étranger. Mais avant d’en arriver à tenir le pari, partiellement réussi, de faire se battre deux heures durant des yakuza contre des zombies dans une forêt, Kitamura s’était fait la main sur un court film tourné en vidéo. Realisé avec peu de moyens et avec Kitamura lui-même en tant qu’un des acteurs, le film avait cependant réussit à suffisamment attirer l’attention, récoltant même un prix au Indie's Film Festival, pour que sa séquelle D2H (Down To Hell 2) ne devienne finalement rien d’autre que Versus.

 

Down To Hell, ou DTH pour les intimes, n’est finalement qu’un brouillon de Versus. Le principe du film est identique à quelques détails près. Un homme est kidnappé par quatre autres. Il est amené dans une forêt où ses ravisseurs lui donnent dix minutes pour s’échapper. Ensuite, une traque à mort débute. Mais les morts ne semblent pas décidés à mourir…
La courte durée du film (moins d’une heure) évite à DTH l’ennui qui plombait Versus et ses deux interminables heures. Et en dépit d’un scénario encore plus simpliste, DTH s’avère finalement bien plus passionnant que sa séquelle. Le grain de la vidéo ajoute à l’aspect parfois extrêmement brutal et réaliste de l’ensemble même si des effets spéciaux gore très médiocres viennent parfois gâcher le tableau.
Grâce à DTH, Kitamura a pu expérimenter toutes les techniques que l’on retrouvera plus tard dans Versus, cependant de façon souvent bien mieux maîtrisée. Ainsi les mouvements épileptiques de la caméra, le kung-fu en forêt et les effets gore.

Visionner DTH après Versus n’est certainement pas la meilleure façon de procéder. Car si DTH a ses défauts, il ne fait également que rendre plus évidents ceux de Versus, plus long mais plus ennuyeux, plus maîtrisé mais plus proche du clip que du film.

© Décembre 2002