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The Choice of Hercules

THE CHOICE OF HERCULES

Masato Harada, 2002

avec Koji Yakusho, Ryudou Usaki, Masato Isamu, Yuki Amakai

S'inspirant d'un fait réel - une prise d'otage en 1972 par cinq membres de la Fraction Armée Rouge Japon, Masato Harada retourne habilement la situation en ne filmant que le siège de dix jours vu du côté de la police japonaise. Malheureusement, le film ne parvient pas à trouver son rythme et sa durée nous épuise autant que les policiers. Une tentative ratée dans un nouveau genre.

19 février 1972. Cinq membres de la FAR Japon trouve refuge dans une maison isolée de la région de Nagano. Il y prennent l'occupante en otage. Dans la neige et le froid polaire, la police commence un siège qui durera 10 jours avant de libérer l'otage et d'arrêter les cinq preneurs d'otage. Mais elle aura perdu trois de ses hommes dans l'assaut final.

Masato Harada n'est pas du genre à rester cloisonner dans un style donné. De Bounce KoGals à Inugami et en passant par Spellbound ou Kamikaze Taxi, ses films ne se ressemblent guère. Avec ce dernier film, Harada fait le choix de la reconstitution fidèle d'un événement qui, à l'époque, a secoue le Japon .
Et c'est justement sur ce point que réside l'échec de The Choice of Hercules. Trop fidèle, presque trop technique, le film colle trop à la réalité et finit par ressembler à un documentaire dénué de tout parti pris - l'utilisation de quelques images d'archives renforçant encore cet aspect. C'est à une dissection trop froide des événements que se livre Harada, avec une précision presque chirurgicale. On ressent parfaitement qu' Harada a tout fait pour que tout, jusque dans les plus infimes détails, puisse être identifié comme étant d'une fidélité extrême à ces dix jours de février 1972. Si l'on peut saluer le travail accompli, ce dernier apparaît plus comme celui de décorateurs ou costumiers que celui d'un réalisateur.
Pourtant, l'idée de base sur laquelle repose The Choice of Hercules apparaissait autant intéressante qu'habile. Harada se désintéresse totalement du contexte politique, des motivations des preneurs d'otages et ne filme exclusivement le siège que du point de vue de la police. Siège si éprouvant que la situation semble parfois inversée ou du moins équivalente, entre les policiers et les assiégés - que l'on ne voit donc jamais dans leur condition d'assiégés. Ce retournement fonctionne dans un premier temps mais finit par s'essouffler de lui même, Harada peinant à relancer le rythme qui n'est maintenu que par la description des conflits entre policiers locaux et policiers dépêchés de Tokyo pour résoudre le problème. Le film semble stagner pendant près d'une heure avant les scènes de l'assaut final - brillantes dans leur manière de rendre compte de la confusion et de la désorganisation des forces de police et expliquant presque naturellement la mort des trois policiers. On est même surpris que les choses n'aient pas tourne pire encore, étant donné la confusion, mêlée à l'inexpérience des hommes et les effets de l'attente, qui régnait alors.

Cependant, tout cela arrive bien tard et sans la présence d'excellents acteurs - dont Koji Yakusho en premier lieu, il est assez laborieux de parvenir jusqu'au bout sans laisser échapper quelques bâillements.

http://www.toei.co.jp/asamasansou/

© Mai 2002