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Living Skeleton

LIVING SKELETON

Hiroshi Matsuno, 1968, N&B

avec Ko Nishimura, Kikko Matsuoka, Nobuo Kaneko, Masumi Okada, Yasunori Irikawa, Asao Uchida, Kaori Taniguchi, Toshihiko Yamamoto, Kenjiro Kikyo, Asao Koike.

En dépit de son titre, Living Skeleton est un film de ... vampires. Enfin, un film de vampires japonais. Autant dire que le vampirisme n'a plus grand chose en commun avec la conception occidentale du terme.

Un groupe d'hommes s'empare d'un navire et y massacre les occupants. Quelques années plus tard, les meurtriers sont hantés par des visions du bateau et certains se suicident ou meurent dans des conditions mystérieuses. Lors d'une banale séance de plongée avec son petit ami, la sœur d'une des victimes découvre de plus les squelettes enchaînes entre eux des victimes. Le prêtre de la petite paroisse où elle réside se révèle n'être nul autre que le chef des meurtriers, qui cache son visage défiguré sous un masque. Ce dernier se rend sur le bateau pour y découvrir l'horrible vérité...

Filmé en noir et blanc, Living Skeleton parvient à instaurer une ambiance de terreur sans forcer. Entre les visions sous-marines des squelettes flottants, les étranges apparitions du vaisseau fantôme et un prêtre qui conserve son secret presque jusqu'au bout, Matsuno Hiroshi mène sa barque sans heurts vers une fin qui, comme souvent dans ce genre de films, sombre dans l'étrange et le délire, voire une certaine confusion. Tandis que le déroulement de la majeure partie du film est assez conventionnel et se fait à un rythme tranquille, la fin s'emballe soudainement. Le prêtre dévoile son identité en enlevant son masque qu'il portait presque 24h sur 24h, cache le corps d'une de ses victimes dans une armure de chevalier après l'avoir déshabillée (pourquoi, on ne sait pas trop) avant que les survivants ne découvrent un professeur fou et la sœur de Saeko se livrant à des expériences vampiriques sur un bateau qui ne tarde pas à se liquéfier littéralement après que des liquides chimiques du professeur ont été déversés, précipitant la conclusion.

En guise de vampire, c'est plutôt au traditionnel fantôme féminin aux longs cheveux noirs (popularisé par le personnage de Sadako dans Ring) à qui on a affaire, marquant le film d'une patte définitivement japonaise. Il est donc plutôt question de vengeance que de motivations sanguinaires et de besoins somme toute très naturels pour un vampire. Il n'y a d'ailleurs aucune scène du traditionnel suçage de carotide.
L'ambiance sobre pendant la majeure partie du film fonctionne à merveille mais est quelque peu gâchée par une fin qui en rajoute un peu trop et se révèle quelque peu maladroite et excessivement sensationnelle.
Un film qui reste cependant fort agréable et fera le bonheur des amateurs de curiosités.


© Septembre 2002