Navigation Cho-Yaba

 

Cinema
Chroniques

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/116/sdb/a/4/zeni/acz/cinema.php3:4) in /mnt/116/sdb/a/4/zeni/acz/chroniques/films/silver.php3 on line 10
Silver

SILVER

Takashi Miike, 1995

avec Atsuko Sakuraba, Kenji Haga, Rumi Kazama, Hisao Maki.

Un Miike première période qui mêle son style si particulier à une réalisation vidéo des plus classiques.

Pour se venger du massacre de sa famille, une femme utilise ses talents de catcheuse. Dans sa recherche de l'assassin, elle affronte une puissante femme ayant un goût prononcé pour le sadisme.

Ce n'est certainement pas avec Silver que l'on va crier au génie. Réalisé au cours de sa période V-cinéma (Vidéo Cinéma, auquel il est revenu avec Family), Silver est bien en deçà des réalisations futures de Miike. Néanmoins, le film reste fort distrayant, notamment grâce à quelques passages plutôt réussis et assez tordus. La marque de Miike à n'en pas douter.
D'emblée, on sent que l'on a à faire à un film qui ne sera pas une simple série B destinée au marche vidéo. Un homme - qui semble sortir tout droit de Massacre a la Tronçonneuse, sort d'une maison où il vient de massacrer une famille, projetant des morceaux de chair en allumant son engin tronçonneur ! Et contrairement à beaucoup de films du genre, Silver ne retombe pas comme un soufflet dès le générique passé et réserve d'autres scènes tout aussi surprenantes, parfois brillamment réalisées, qui alternent cependant avec ce qu'il y a de pire dans le genre : des scènes érotiques longues et poussives, une mise en scène lourde et peu subtile et une actrice principale qui n'a rien d'autre à offrir que sa grosse poitrine.
On s'amusera tout de même de ses talents au lancer de pièce de 100 yen ou à ses performances d'artiste martial - notamment lorsqu'elle enfonce littéralement le visage d'un homme ! Miike profite également de l'occasion pour glisser quelques scènes de SM avec un homme buvant l'urine d'une femme et autres distractions du genre.

Malheureusement - ou heureusement, destiné à être le premier d'une série de films qui n'a jamais vu le jour, Silver de résout rien de l'intrigue et y apporte même de nouveaux personnages avant de se conclure en queue de poisson.

© Février 2002