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Wild Zero

WILD ZERO

Takeuchi Tetsuro, 1999

avec Guitar Wolf, Drum Wolf, Bass Wolf, Masashi Endô, Makoto Inamiya, Masao Sato, Shirô Namiki, Kwancharu Shitichai, Naruka Nakajo, Yoshiyuki Morishita.

Tom.D | zeni

Zeni

En étant sévère, on pourrait décrire Wild Zero comme l'illustration de la discographie du label Crypt Records. Un long clip en quelque sorte. Avec une bande originale constituée notamment de titres de Guitar Wolf - également acteur du film, ou des Oblivians et autres Teengenerate, on nage en pleine nostalgie Rock'n'Roll et Rockabilly. L'esprit originel, et le seul véritable, du Rock'n'Roll diront certains. C'est certainement vrai et la musique est d'ailleurs presque plus intéressante que le film en lui même...

Guitar Wolf et ses deux comparses (Bass Wolf et Drum Wolf) viennent en aide à un de leurs fans, Ace, qui affronte des hordes de zombies créés par des envahisseurs extraterrestres. Ace essaie également de retrouver sa dulcinée, Tobio.

Si la musique est on ne peut plus nostalgique d'une époque révolue, le film tente la même chose avec, reconnaissons-le, un certain succès. Takeuchi Tetsuro parvient à recréer un décor typiquement américain en plein Japon. On a donc le droit aux grands espaces, aux longues lignes droites de bitume interminables et à la station d'essence isolée. Même les personnages et accessoires sont choisis avec soin afin de faire de Wild Zero plus un film américain de l'époque (genre I Was a Teenage WereWolf) qu'un film japonais moderne. Voitures, motos, rednecks, lieux, etc.... Tout est minutieusement pensé pour coller à l'ambiance nostalgique des années 50/60 - on est même carrément dans La Fièvre du Samedi Soir par moment..
Le film ne va cependant pas chercher beaucoup plus loin même si Takeuchi Tetsuro tente de s'en sortir en insufflant une bonne dose d'humour, d'esprit parodique - les personnages essayent de se remémorer des fims de zombies qu'ils ont vu, et de délire. Il est effectivement plutôt plaisant de voir Guitar Wolf - avec son éternel guitare dans le dos, électriser les zombies avec ses mediators-shuriken mortels ou découper un vaisseau mère à l'aide de sa guitare-sabre, mais l'ensemble reste très limité par son propre propos, à savoir être simplement un bon divertissement. Ce qui est déjà pas mal si l'on compare à bien d'autres films dans ce genre comme From Down Till Dusk qui n'y parvenait que très laborieusement.
Wild Zero tient, et gagne, le pari difficile d'être à la fois nostalgique et moderne. En ne modernisant principalement que la façon de filmer et en rendant les effets spéciaux plus crédibles - d'excellentes explosions de têtes de zombies, Takeuchi Tetsuro atteint un point d'équilibre presque parfait sans faire uniquement du bête recopiage et sans tomber dans l'excès inverse du film-clip mode, forcément éphémère.

En résumé, Wild Zero parviendra à ravir les nostalgiques du Rock'n'Roll garage d'antant ainsi qu'une bonne partie des amateurs de tous ces bons vieux films de zombies et d'extraterrestres ou des deux à la fois - ahh Ed Wood !

 

Tom.D

Le voilà, le film de zombies, digne successeur des séries B d'antan, Wild Zero, Rock'n'Roll attitude... yeah !!!
En quelques mots, Wild Zero nous fait suivre les aventures d'Ace qui a l'allure d'un fan des Forbans, genre Danny Brillant... holà, je blasphème. Je recommence, un fan des Ramones, Stray Cats et autre Washington Dead Cats sauce japonaise... Donc Ace, jeune rocker has-been reçoit de son idole Guitar Wolf un soir de concert, un sifflet pour chien qu'il ne doit utiliser que lorsqu'il est en danger. Et forcément, du danger il va y en avoir. Pour preuve, une météorite s'est crachée sur Terre, et des extraterrestres contrôlent les morts revenus à la vie. La ville est rapidement infestée de zombies, et notre pauvre rocker va tout faire pour sauver sa dulcinée rencontrée depuis peu dans une station service perdue sur une route de campagne. Et les têtes pourries vont commencer à éclater.

Du Rock'n'Roll pur et dur qui sent bon le rétro, la bagnole boostée à la nitro, les cheveux aspergés de gomina... heureusement que Guitar Wolf, Bass Wolf, Drum Wolf et le jeune fan Ace sont là, car sans eux, on aurait droit à un film de zombies lambda sans plus d'intérêt (cf Junk). Quant aux autres personnages, ils font partis du schéma classique des persos tarés à la Shark Skin Man ou Versus, donc finalement des tarés classiques mais qui l'est toujours agréable de rencontrer une fois de temps en temps pour mettre en valeur des personnages plus intéressants, ici le jeune Ace et sa copine Tobio. Comme ce pouvait être le cas, dans Shark Skin Man avec le tueur à gages oldschool atteint de TOC ou autre syndrome de la Tourette qui volait la vedette aux autres tarés tout droit sortis d'un défilé de mode.
Mais Wild Zero n'est pas exempt de tout défaut. Des personnages trop creux bien que très stylés, un rythme qui se perd par moment, et une volonté de faire passer un message de tolérance. Heureusement, Wild Zero ne se complaît pas trop dans cette voie-là, et finalement retrouve ses marques pour nous donner un film de divertissement gore teinté de bonne humeur avec des bons moments de délire comme Ace, au guidon de sa mobylette, slalomant entre les zombis.
Au final, Wild Zero n'est pas un chef d'oeuvre du genre mais procure énormément de plaisir lors de sa vision. Et pour tout fan de films de zombies et/ou nostalgique de Rock'n'Roll attitude (ah... le Gorabilly...), ce film vous est dédié.
Enjoy !

© Février 2002

3/5

© Tom.D, Février 2002