A CHINESE TORTURE CHAMBER STORY II

(Dick Cho Kin Nam, 1998)

avec Yolinda Yan Choh Sin, Mark Cheng Ho-Nam, Lam Wai Kin, Yeung Faan, Yeung Hung, Wong San.

Tous ça pour une exécution ....

Plus que 1256 morceaux et c'est la pause

Nin-ja tombé dans un piège

De l'art de la métaphore

Pas la peine de pleurer, il t'en reste un

C'est chaud dans les prisons de l'Empereur

 

3.5

 

C'est donc à Dick Cho qu'incombe la lourde responsabilité d'offrir une séquelle au fameux A Chinese Torture Chamber Story. Tâche difficile que de faire mieux et surtout original dans ce genre très particulier du film en costume de Catégorie III qui a déjà vu défiler une pléthore de films (de Sex & The Emperor à Sex & Zen).

Sur le point d'être nommé général, Ma (Mark Cheng, le violeur de Raped By An Angel et de The Peeping Tom) rencontre deux couples de paysans et se lie d'amitié avec les maris, Man-Cheung (Lam Wai Kin) et Wong (Yeung Hung, The Blood Rules), qui tentaient de lui dérober ses biens. Il leur promet de leur venir en aide en les nommant assistants lorsqu'il sera général. Obtenant le poste, Ma tient sa promesse mais Wong et Man-Cheung ne tardent pas à découvrir la véritable personnalité de Ma : un tortionnaire sadique et violent qui convoite leurs femmes (Yolinda Yan et Yeung Faan, entrevue dans Raped By an Angel 2 et Deadly Camp).

Reprenant la trame narratrice de A Chinese Torture Chamber Story (ACTCS) - une femme est sur le point d'être exécutée pour meurtre et l'histoire nous est dévoilée par flash-backs entrecoupés de tortures sur la victime, ACTCS2 se montre beaucoup moins délirant et original que son prédécesseur mais il tient néanmoins toutes ses promesses en matière de tortures.
Les scènes de violence sont nombreuses et riches en amputations, geysers de sang, tortures horribles. De quoi satisfaire largement le spectateur amateur de Catégorie III. D'autant plus que ce dernier est également assez bien servi au niveau des scènes érotiques.
On se délecte donc du sadisme des bourreaux chinois toujours prompts à faire preuve d'inventivité quand il s'agit de torturer des pauvres victimes généralement innocentes. Des tortures classiques (arrachage de la langue, cire ou plomb chaud dans les oreilles, noyade) au plus originales (pénétration par un sexe en fer incandescent, découpage des seins, découpage minutieux des chairs, ...), toutes sont réalisées avec sérieux, loin des effets spéciaux à deux francs (0.3 euros) habituels.
Dommage que Dick Cho n'est pas su insuffler un peu d'humour et de délire dans cette histoire au demeurant fort sympathique. Je vous réserve cependant la surprise de la scène finale et ses bracelets écorcheurs aux sanglantes conséquences.

Si vous avez apprécié ACTCS, ne ratez pas cette séquelle qui pour une fois se révèle presque aussi intéressante et en tout cas, plus sanglante que l'original.

© novembre 2001